Médecine esthétique : le grand boom
La médecine et la chirurgie esthétiques connaissent un essor constant en France. Si ces pratiques répondent parfois à un véritable mal-être lié à l’image de soi, elles nécessitent un encadrement rigoureux afin d’éviter les risques et les dérives. Elles contribuent aussi à des avancées majeures dans la reconstruction après un cancer.
Le docteur Laurent Tatu raconte la toxine botulinique
Produite par la bactérie responsable du botulisme, la toxine botulinique est l’une des substances les plus puissantes connues. Utilisée aujourd’hui contre les rides, elle a d’abord trouvé sa place en médecine grâce aux recherches menées après la Seconde Guerre mondiale.
Son action consiste à bloquer temporairement la communication entre le nerf et le muscle. Elle est utilisée pour traiter le strabisme, certaines spasticités après un AVC, les mouvements musculaires involontaires, la migraine, l’hyperhidrose ou encore l’hyperactivité vésicale. Pour le neurologue Laurent Tatu, son principal intérêt reste thérapeutique, même si son usage esthétique est le plus médiatisé.
Alerte sur les dérives de la médecine esthétique
Face à l’augmentation des actes esthétiques, notamment chez les jeunes, l’Académie nationale de médecine met en garde contre des complications parfois sévères : infections, nécroses, atteintes oculaires ou séquelles durables. Elle appelle à réserver ces interventions aux seuls professionnels qualifiés et à renforcer les contrôles ainsi que la lutte contre les publicités trompeuses.
Reconstruire la peau grâce à la dermographie médicale
La dermographie médicale consiste à injecter des encres médicales dans le derme afin de restaurer l’apparence naturelle de la peau. Contrairement au tatouage, elle utilise des pigments spécifiques et peu allergisants.
De nombreuses indications après un cancer
Cette technique permet d’atténuer des cicatrices, de corriger certaines dépigmentations et joue un rôle essentiel après un cancer du sein, en recréant notamment l’aréole mammaire. Elle peut aussi redessiner les sourcils après une chimiothérapie.
À qui s’adresser ?
La dermographie doit être réalisée par des professionnels spécifiquement formés, capables d’évaluer les contre-indications médicales et de garantir des conditions de sécurité optimales.