Publié le 15/01/2024

Intelligence artificielle : une aide au diagnostic pour les médecins

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Ce n’est plus de la science-fiction : avec l’intelligence artificielle (IA), les machines sont vouées à remplacer l’humain dans toujours plus de tâches. Dans le monde de la santé, elle va aider, notamment les médecins à améliorer leurs diagnostics.

La puissance des algorithmes au service de la santé

Les algorithmes, ces programmes informatiques qui appliquent une série d’instructions en compilant et en analysant d’énormes masses de données, seront de plus en plus utilisés dans le domaine médical. Le logiciel pourrait en particulier s’avérer être un auxiliaire précieux en matière de diagnostic. 

Avec la méthode de l’apprentissage profond (deep learning), des algorithmes sont, par exemple, entraînés à reconnaître des tumeurs et à émettre des recommandations. « Aujourd’hui, c’est une évidence : l’IA et le big data vont changer nos pratiques, confirmait aux journées francophones de radiologie le professeur Laure Fournier, radiologue à l’hôpital Georges-Pompidou (Paris). L’informatique, qui nous a apporté le scanner et l’IRM, les techniques hybrides, le traitement d’images avec l’imagerie 3D pour préparer le travail du chirurgien, fait partie intégrante de notre métier. L’IA est un outil de plus, qui est révolutionnaire, magique diraient certains, mais cela reste malgré tout un outil, qui va nous aider à faire les choses que l’on fait déjà actuellement. » En pratique, l’IA aidera le radiologue, lorsqu’il analyse un scanner, à faire le tri entre des milliers d’images et à mieux les exploiter. Elle lui permettra ainsi de gagner du temps en pointant les anomalies sur lesquelles il doit davantage se pencher.

Le robot intelligent, plus fort que l’humain ?

Une compétition entre un système d’IA et des médecins a été récemment menée en Chine. Cette expérience, dont l’objectif était de diagnostiquer des tumeurs cérébrales, a montré une nette supériorité de l’IA sur les humains. Quand l’IA mettait quinze minutes seulement pour établir 225 diagnostics qui se sont révélés justes dans 87 % des cas, il fallait trente minutes aux médecins pour obtenir des résultats avec un taux de précision de 66 %. L’IA de Google a quant à elle réussi à détecter sur des images médicales les cas de cancers du sein avec une efficacité de 89 %, contre 73 % pour des spécialistes. Ces systèmes hautement performants seront-ils pour autant amenés à remplacer l’humain ? Ces nouvelles technologies apportent, certes, l’espoir d’une meilleure prise en charge des maladies et la perspective de guérisons plus nombreuses pour les patients. Mais le robot intelligent n’est, pour l’instant, encore qu’un fantasme. Le rôle du médecin reste central et la décision finale lui appartient. Et les contours du cadre de l’ouverture et de l’exploitation des données de santé à grande échelle sont toujours à définir. 

Isabelle Coston
 

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